L'inconnu(e) du mois
 
Chaque mois, découvrez ou redécouvrez une espèce méconnue !
 
Des papillons dans l’eau, ça existe !

Ça peut paraître étrange, mais il existe quelques espèces de papillons que l’on peut qualifier d’« aquatiques ». Ceux-ci passent en effet une partie de leur existence dans l’eau.

Sur près de 5000 espèces de lépidoptères vivant chez nous, ils ne sont que cinq à être concernés, et tous font partie de la famille des pyrales. Au repos, ces petits papillons sont de forme triangulaire avec les ailes souvent disposées à plat.

Ces drôles de papillons passent donc leur vie dans l’eau à l’état d’œuf, de chenille et de chrysalide. Il y a même un cas, où l’insecte adulte vit dans l’eau. Plus précisément, c’est la femelle dépourvue d’ailes qui est strictement aquatique tandis que le mâle vole. Pour se reproduire, c’est donc particulier ! En fait, tout se passe à la surface de l’eau et la femelle doit alors sortir son abdomen à l’air libre pour permettre l’accouplement. Plus sportif que sentimental !

Chez les espèces « normales », où mâles et femelles batifolent dans les airs, la vie sexuelle se déroulent comme chez les autres papillons : cour, poursuite, accouplement… Seulement, la ponte est déposée ici sur une plante aquatique choisie soigneusement. Des lentilles d’eau pour certaines espèces, des potamots pour d’autres… La chenille qui naîtra de ces œufs vivra environ un an dans l’eau. Durant cette longue période, elle se nourrira de plantes aquatiques et prendra auparavant bien soin de fabriquer un petit fourreau végétal dans lequel elle se dissimulera. Tout au long de sa croissance, elle devra changer plusieurs fois de fourreau. Elle découpera pour cela des morceaux de feuilles de forme elliptique. Enfin, elle tissera son cocon sur la tige d’une plante à quelques centimètres au-dessous de la surface de l’eau. Et un beau jour, la métamorphose aura lieu et le papillon, qui remontera à la surface tel un bouchon n’aura plus qu’à rejoindre la rive (normalement pas très éloignée) en marchant sur l’eau… Alléluia !!

L’été, lorsque vous piétinez les rives des mares et étangs, vous observez sûrement de petits papillons blanchâtres s’envoler assez maladroitement  puis se reposer en catastrophe parmi les joncs deux secondes plus tard. Il s’agit certainement de l’une de ces espèces aux mœurs aquatiques. Deux espèces fréquentes et très jolies sont faciles à observer : L’hydrocampe du potamot (Elophyla nymphaeata) et l’hydrocampe du nénuphar (Nymphula nitidula). Je vous conseille de les regarder de très près !
 
 
 

 
L'hydrocampe du potamot (photos Michel Riou) 
 

 
Et retrouvez nos anciens inconnus, désormais mieux connus...
 
Le populage des marais, le bouton d’or géant

 Le populage des marais est une renonculacée comme l’anémone, le bouton d’or et autres ancolies. Ce terme vient de la racine "rana" (grenouille) qui indique bien qu’une grande partie des plantes de cette famille apprécie les milieux humides. Lire la suite...
 

 
 La dolomède des marais

Voilà une habitante des zones humides qui passe sûrement souvent inaperçue. Pourtant, la bestiole vaut le détour. Lire la suite... 


La grande aigrette

Depuis plusieurs décennies maintenant, tout le monde s’est habitué à observer ce petit héron blanc à la huppe élégante qui répond au doux nom d’aigrette garzette. Mais depuis quelques années, sa grande cousine se montre également de plus en plus fréquemment. D’une taille comparable au héron cendré, elle ne passe pas inaperçue ! Lire la suite...  
 

 
 Le « suce-pierres des ruisseaux »

Dans quelle catégorie classer la lamproie de Planer, cette drôle de bestiole que l’on croirait issue du croisement d’une sangsue et d’une anguille ??? Lire la suite...  


L’eupatoire chanvrine
 
Appelée aussi chanvre d’eau, chanvrière ou encore cannabine, cette plante vivace n’a pourtant rien à voir avec « l’herbe qui rend nigaud » ! Le cannabis est une cannabaceae, tandis que l’eupatoire fait partie de l’immense famille des asteraceae, au même titre que le pissenlit, la marguerite, les chardons, le tournesol…. Vous savez, ces plantes aux belles fleurs qui n’en sont pas ! Lire la suite...  
 

L’aeshne paisible, le spectre de nos rivières

 Voici une libellule dont la livrée « façon camouflage militaire » n’a d’égale que sa discrétion. Et pourtant, en faisant preuve de persévérance, vous l’observerez peut-être près de chez vous.L’aeshne paisible est également appelée spectre, sûrement pour sa propension à chasser à la tombée de la nuit et à fréquenter les zones ombragées des cours d’eau. Lire la suite...  
 

L’aurore, l’éveil du printemps !

 Les premières lueurs du jour, un joli prénom féminin, un heureux événement… L’aurore est servie à toutes les sauces ! D’ailleurs, le chef cuisinier me rappelle qu’il existe aussi une sauce aurore…  Le naturaliste que je suis lui répond que ça ne s’arrête pas là, et que la dite aurore est également un papillon. Et celui-ci, comme le coucou, annonce le printemps. Lire la suite... 


  L'aeshne printanière, la bien nommée

Au début du printemps, il est encore peu fréquent d’observer des libellules. Au fond d’une mare, d’un étang ou d’un cours d’eau, la plupart attendent à l’état de larve le bon moment pour entamer leur métamorphose. Mais dès les premiers jours d’avril, les espèces les plus précoces apparaissent. C’est le cas de la très belle aeshne printanière. Lire la suite... 


Le triton marbré, lézard d’eau ou salamandre verte ?

 Ce lézard d’eau, comme on le dit encore parfois à la campagne n’en est pas un ! Les tritons sont des amphibiens, au même titre que les grenouilles, les crapauds et la salamandre. C’est d’ailleurs à celle-ci qu’ils ressemblent le plus. Une longue queue, une démarche lente et incertaine au sol, une tendance à se cacher sous les souches et les pierres… C’est vrai que les points communs existent. Mais ça s’arrête là... Lire la suite... 
 

 
La bouscarle de Cetti, le klaxon invisible

Voici un oiseau inconnu au bataillon pour la plupart des bipèdes. Pourtant, il ne s’agit pas ici d’une espèce rarissime ! Simplement, le volatile est très discret et ne fréquente pas les jardins et les mangeoires des maisons. Il faut donc être un petit peu curieux !   Lire la suite... 
 
 

 
Les planorbes
 
 Tout le monde connaît les bigorneaux, les buccins, les ormeaux, les palourdes et tant d’autres. Mais l’eau douce aussi abrite plusieurs espèces de mollusques. Limnées, paludines, ancyles, mulettes… Certains ne fréquentent que les cours d’eau, d’autres préfèrent les mares et les étangs. C’est le cas des planorbes, qui vivent essentiellement dans les eaux stagnantes riches en végétaux. Lire le suite... 


La bruyère à quatre angles

Comme toutes nos bruyères, il s’agit d’un sous-arbrisseau qui n’apprécie que les sols pauvres et acides. En revanche, celle-ci est celle qui s’accommode le mieux des milieux humides. En effet, E. tetralix est une espèce hygrophile qui fréquente les landes tourbeuses et les lisières des tourbières. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle aussi bruyère des marais !  Lire la suite... 
 

 
Les sympétrums, petites libellules de fin d’été

 Depuis le mois de mars, de nombreuses espèces de libellules se sont succédé au bord de l’eau. Les printanières ont disparu depuis longtemps. En cette fin d’été, on observe maintenant beaucoup de petites libellules rouges nerveuses s’agiter au bord des mares et des étangs. Elles répondent au nom de sympétrums. Lire la suite... 
 

 
Les secrets de la barbe de chèvre
 
C’est aussi le surnom donné à un délicieux champignon, le pied de mouton. Mais de champignon il n’est ici point question... Alors qui se cache derrière cet étrange pseudo ? Tout simplement la spirée ulmaire ou  filipendule ou herbe aux abeilles, plus connue encore sous le nom de reine des prés !  Lire la suite... 
 
 

 
La decticelle bariolée, le chant des hautes herbes
 
 Cette jolie bestiole au nom étrange fait partie de l’ordre des orthoptères, qui regroupe sauterelles, criquets et grillons. Ces insectes se reconnaissent à leurs pattes postérieures particulièrement développées et adaptées au saut. La plupart d’entre eux sont aussi capables de produire des sons, ce qui est souvent pratique pour les repérer et les identifier Lire la suite ...     
 

 
Le « guignette », le chevalier des rivières

Vous flânez tranquillement le long d’une rivière. Tout est calme et soudain, juste devant vous, du bord de l’eau un oiseau prend son envol en poussant un cri aigu et répété. Vous l’apercevez voler au ras de l’eau, les ailes arquées, alternant les phases planées et saccadées. Il va se poser un peu plus loin sur la berge, prêt à redécoller à la moindre alerte.  Lire la suite... 
 

 
Le leste brun 

Les odonates, c'est à dire demoiselles et libellules, meurent avant l’hiver. Durant la mauvaise saison, ce sont les œufs et les larves qui attendent le retour des beaux jours. Toutes fuient les températures hostiles et la disparition des proies. Toutes, sauf une ! La courageuse en question s’appelle leste brun ou aussi brunette hivernale.  Lire la suite... 

 


 
La cardamine des prés

 La fin de l’hiver est proche. Bientôt, la campagne va s’illuminer chaque jour un peu plus de mille couleurs. Dans les prés humides, le long des lisières fraîches et des fossés, les fleurs de la cardamine des prés vont illuminer le vert tendre du printemps. Vous ne pouvez pas la rater. Tous ces petits points blancs parmi les joncs, c’est elle !  Lire la suite... 

 


 
Le pélodyte ponctué

 Est-ce un crapaud ? Une grenouille ? Ou alors une crapouille ??? Ce petit batracien n’est rien de tout ça ! Svelte et agile comme une grenouille, mais à la peau plutôt verruqueuse comme un crapaud, le pélodyte est à part dans la famille des amphibiens.  Lire la suite... 
 

 
 La bergeronnette des ruisseaux

Les noms ne manquent pas pour qualifier ce charmant volatile jaune, vert et gris. Ceux-ci font à chaque fois référence à son comportement. Alors que les italiens la nomment "ballerine" en raison de son allure légère qui évoque le pas des danseuses sur pointes, espagnols et anglais l'appellent lavandière des cascades et hochequeue.   Lire la suite... 
 

 
 La salamandre tachetée

Autrefois, en Bretagne, on ne la nommait pas afin d’être certain qu’elle n’interprète pas ces paroles comme un appel. C’est que l’animal était diabolique, que par son venin ou son regard, il provoquait la mort !  Lire la suite... 

 


 
Le cordulegastre annelé

Pas facile de s’approcher d’une libellule... Et encore moins de celle-ci ! Et là, on ne parlepas de n’importe quel odonate, mais d’une grande et puissante espèce, au vol déterminé. Même si vous pouvez la rencontrer en pleine chasse le long d’un chemin bocager, dans une lande ou une prairie, cette espèce fréquente les ruisseaux et les rivières Lire la suite... 
 

 L’orchis à fleurs lâches

Toutes nos orchidées sont des herbacées vivaces qui fleurissent pour la plupart au printemps et passent la mauvaise saison sous forme de rosette. Dans le sol, deux tubercules contenant les réserves nutritives assurent en se relayant le développement de la plante. C’est à ces deux tubercules dont la forme rappelle des... testicules, que les orchidées (du grec orkhis qui signifie testicule) doivent leur nom ! Lire la suite... 


 
Le crapaud calamite
 
 Tout le monde connaît le crapaud commun, ce bon vieux batracien trapu et pustuleux qui fréquente discrètement nos jardins. Mais qui connaît son cousin, le crapaud calamite ? Là, il n' y a plus grand monde... Normal, car vous avez peu de chance de le rencontrer sur votre pelouse ou dans le bois voisin ! C'est que l'animal est exigent et ne fréquente pas les mêmes lieux. Lire la suite... 
 

 
L’alyte accoucheur

Par sa peau granuleuse, l’alyte s’apparente aux crapauds. La couleur est variable mais généralement grisâtre ponctuée de gris vert. L’iris de l’œil, magnifique, est doré et parcouru par une pupille noire verticale. Enfin, même s’il est trapu, le nabot dépasse rarement les 4 cm ! Lire la suite... 
 

 
 La grenouille agile
 
Cette petite grenouille (5 à 7 cm) est plus svelte que la rousse. La couleur de la peau varie du gris au brun en passant par le roux et le beige, plus ou moins clair. La robe est moins tachetée que chez la rousse. Lire la suite.. 
 

 
Les tritons

Il y a cinq espèces de tritons dans notre région. Pour les observer, le mieux est de sortir à la nuit tombée une bonne lampe torche à la main. Vous éclairerez les mares (dans les champs, les bois, les carrières, les jardins...), les anciens lavoirs, les fontaines, les fossés élargis et en eau, les lagunes Lire la suite... 
 
 
SITE GENERAL
Pour tout savoir sur l'eau en Bretagne
www.eau-et-rivieres.asso.fr
 

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