L'inconnu(e) du mois
 
Chaque mois, découvrez ou redécouvrez une espèce méconnue !
 
Le populage des marais, le bouton d’or géant

Signe de printemps ! Quel plaisir de voir cette plante aux jolies fleurs jaunes parmi le fatras gris et terne de la végétation morte des rives en fin d’hiver !

Le populage des marais est une renonculacée comme l’anémone, le bouton d’or et autres ancolies. Ce terme vient de la racine "rana" (grenouille) qui indique bien qu’une grande partie des plantes de cette famille apprécie les milieux humides. Le nom de populage lui a d’ailleurs été donné pour cette raison, car c’est au bord de l’eau que cette plante se plaît, comme le peuplier (Populago = peuplier). Mais les botanistes et les gens de la campagne ne se sont pas arrêtés là pour désigner cette beauté des rives. Jugez par vous-même : souci d’eau, souci des marais, chaudière d’enfer, sarbouillotte, cocue, ganille, pacoteure, grand bassin… Le moins que l’on puisse dire est qu’elle inspire ceux qui la côtoient ! 
 
La plante forme une touffe de 20 à 40 cm souvent de  forme arrondie. Les grandes feuilles dentelées en forme de cœur sont totalement glabres et brillantes. En mars, la belle se pare de grosses fleurs jaunes dorées (la corolle atteint tout de même parfois 50 mm !). Celles-ci comptent 5 pétales… qui n’en sont pas ! En effet, on parle plutôt de sépales pétaloïdes. Fanées, ces fleurs laisseront place à des fruits au bec crochu. Pratique pour accrocher un mammifère de passage et pour disséminer la descendance.
 
Cette espèce est aujourd’hui peu commune voir rare en Bretagne, et même en voie d’extinction dans certaines de ses stations, comme en basse vallée de la Vilaine. Vous pourrez la rencontrer principalement en pays d’Argoat, dans les Monts d’Arrée, dans les basses vallées de l’Aulne, de la Laïta et du Scorff, puis ici et là, le long des rives des étangs, des rivières et dans les marais.
 

Photos Michel RIOU
 

 
Et retrouvez nos anciens inconnus, désormais mieux connus...
 
 
 La dolomède des marais

Voilà une habitante des zones humides qui passe sûrement souvent inaperçue. Pourtant, la bestiole vaut le détour. Lire la suite... 


La grande aigrette

Depuis plusieurs décennies maintenant, tout le monde s’est habitué à observer ce petit héron blanc à la huppe élégante qui répond au doux nom d’aigrette garzette. Mais depuis quelques années, sa grande cousine se montre également de plus en plus fréquemment. D’une taille comparable au héron cendré, elle ne passe pas inaperçue ! Lire la suite...  
 

 
 Le « suce-pierres des ruisseaux »

Dans quelle catégorie classer la lamproie de Planer, cette drôle de bestiole que l’on croirait issue du croisement d’une sangsue et d’une anguille ??? Lire la suite...  


L’eupatoire chanvrine
 
Appelée aussi chanvre d’eau, chanvrière ou encore cannabine, cette plante vivace n’a pourtant rien à voir avec « l’herbe qui rend nigaud » ! Le cannabis est une cannabaceae, tandis que l’eupatoire fait partie de l’immense famille des asteraceae, au même titre que le pissenlit, la marguerite, les chardons, le tournesol…. Vous savez, ces plantes aux belles fleurs qui n’en sont pas ! Lire la suite...  
 

L’aeshne paisible, le spectre de nos rivières

 Voici une libellule dont la livrée « façon camouflage militaire » n’a d’égale que sa discrétion. Et pourtant, en faisant preuve de persévérance, vous l’observerez peut-être près de chez vous.L’aeshne paisible est également appelée spectre, sûrement pour sa propension à chasser à la tombée de la nuit et à fréquenter les zones ombragées des cours d’eau. Lire la suite...  
 

L’aurore, l’éveil du printemps !

 Les premières lueurs du jour, un joli prénom féminin, un heureux événement… L’aurore est servie à toutes les sauces ! D’ailleurs, le chef cuisinier me rappelle qu’il existe aussi une sauce aurore…  Le naturaliste que je suis lui répond que ça ne s’arrête pas là, et que la dite aurore est également un papillon. Et celui-ci, comme le coucou, annonce le printemps. Lire la suite... 


  L'aeshne printanière, la bien nommée

Au début du printemps, il est encore peu fréquent d’observer des libellules. Au fond d’une mare, d’un étang ou d’un cours d’eau, la plupart attendent à l’état de larve le bon moment pour entamer leur métamorphose. Mais dès les premiers jours d’avril, les espèces les plus précoces apparaissent. C’est le cas de la très belle aeshne printanière. Lire la suite... 


Le triton marbré, lézard d’eau ou salamandre verte ?

 Ce lézard d’eau, comme on le dit encore parfois à la campagne n’en est pas un ! Les tritons sont des amphibiens, au même titre que les grenouilles, les crapauds et la salamandre. C’est d’ailleurs à celle-ci qu’ils ressemblent le plus. Une longue queue, une démarche lente et incertaine au sol, une tendance à se cacher sous les souches et les pierres… C’est vrai que les points communs existent. Mais ça s’arrête là... Lire la suite... 
 

 
La bouscarle de Cetti, le klaxon invisible

Voici un oiseau inconnu au bataillon pour la plupart des bipèdes. Pourtant, il ne s’agit pas ici d’une espèce rarissime ! Simplement, le volatile est très discret et ne fréquente pas les jardins et les mangeoires des maisons. Il faut donc être un petit peu curieux !   Lire la suite... 
 
 

 
Les planorbes
 
 Tout le monde connaît les bigorneaux, les buccins, les ormeaux, les palourdes et tant d’autres. Mais l’eau douce aussi abrite plusieurs espèces de mollusques. Limnées, paludines, ancyles, mulettes… Certains ne fréquentent que les cours d’eau, d’autres préfèrent les mares et les étangs. C’est le cas des planorbes, qui vivent essentiellement dans les eaux stagnantes riches en végétaux. Lire le suite... 


La bruyère à quatre angles

Comme toutes nos bruyères, il s’agit d’un sous-arbrisseau qui n’apprécie que les sols pauvres et acides. En revanche, celle-ci est celle qui s’accommode le mieux des milieux humides. En effet, E. tetralix est une espèce hygrophile qui fréquente les landes tourbeuses et les lisières des tourbières. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle aussi bruyère des marais !  Lire la suite... 
 

 
Les sympétrums, petites libellules de fin d’été

 Depuis le mois de mars, de nombreuses espèces de libellules se sont succédé au bord de l’eau. Les printanières ont disparu depuis longtemps. En cette fin d’été, on observe maintenant beaucoup de petites libellules rouges nerveuses s’agiter au bord des mares et des étangs. Elles répondent au nom de sympétrums. Lire la suite... 
 

 
Les secrets de la barbe de chèvre
 
C’est aussi le surnom donné à un délicieux champignon, le pied de mouton. Mais de champignon il n’est ici point question... Alors qui se cache derrière cet étrange pseudo ? Tout simplement la spirée ulmaire ou  filipendule ou herbe aux abeilles, plus connue encore sous le nom de reine des prés !  Lire la suite... 
 
 

 
La decticelle bariolée, le chant des hautes herbes
 
 Cette jolie bestiole au nom étrange fait partie de l’ordre des orthoptères, qui regroupe sauterelles, criquets et grillons. Ces insectes se reconnaissent à leurs pattes postérieures particulièrement développées et adaptées au saut. La plupart d’entre eux sont aussi capables de produire des sons, ce qui est souvent pratique pour les repérer et les identifier Lire la suite ...     
 

 
Le « guignette », le chevalier des rivières

Vous flânez tranquillement le long d’une rivière. Tout est calme et soudain, juste devant vous, du bord de l’eau un oiseau prend son envol en poussant un cri aigu et répété. Vous l’apercevez voler au ras de l’eau, les ailes arquées, alternant les phases planées et saccadées. Il va se poser un peu plus loin sur la berge, prêt à redécoller à la moindre alerte.  Lire la suite... 
 

 
Le leste brun 

Les odonates, c'est à dire demoiselles et libellules, meurent avant l’hiver. Durant la mauvaise saison, ce sont les œufs et les larves qui attendent le retour des beaux jours. Toutes fuient les températures hostiles et la disparition des proies. Toutes, sauf une ! La courageuse en question s’appelle leste brun ou aussi brunette hivernale.  Lire la suite... 

 


 
La cardamine des prés

 La fin de l’hiver est proche. Bientôt, la campagne va s’illuminer chaque jour un peu plus de mille couleurs. Dans les prés humides, le long des lisières fraîches et des fossés, les fleurs de la cardamine des prés vont illuminer le vert tendre du printemps. Vous ne pouvez pas la rater. Tous ces petits points blancs parmi les joncs, c’est elle !  Lire la suite... 

 


 
Le pélodyte ponctué

 Est-ce un crapaud ? Une grenouille ? Ou alors une crapouille ??? Ce petit batracien n’est rien de tout ça ! Svelte et agile comme une grenouille, mais à la peau plutôt verruqueuse comme un crapaud, le pélodyte est à part dans la famille des amphibiens.  Lire la suite... 
 

 
 La bergeronnette des ruisseaux

Les noms ne manquent pas pour qualifier ce charmant volatile jaune, vert et gris. Ceux-ci font à chaque fois référence à son comportement. Alors que les italiens la nomment "ballerine" en raison de son allure légère qui évoque le pas des danseuses sur pointes, espagnols et anglais l'appellent lavandière des cascades et hochequeue.   Lire la suite... 
 

 
 La salamandre tachetée

Autrefois, en Bretagne, on ne la nommait pas afin d’être certain qu’elle n’interprète pas ces paroles comme un appel. C’est que l’animal était diabolique, que par son venin ou son regard, il provoquait la mort !  Lire la suite... 

 


 
Le cordulegastre annelé

Pas facile de s’approcher d’une libellule... Et encore moins de celle-ci ! Et là, on ne parlepas de n’importe quel odonate, mais d’une grande et puissante espèce, au vol déterminé. Même si vous pouvez la rencontrer en pleine chasse le long d’un chemin bocager, dans une lande ou une prairie, cette espèce fréquente les ruisseaux et les rivières Lire la suite... 
 

 L’orchis à fleurs lâches

Toutes nos orchidées sont des herbacées vivaces qui fleurissent pour la plupart au printemps et passent la mauvaise saison sous forme de rosette. Dans le sol, deux tubercules contenant les réserves nutritives assurent en se relayant le développement de la plante. C’est à ces deux tubercules dont la forme rappelle des... testicules, que les orchidées (du grec orkhis qui signifie testicule) doivent leur nom ! Lire la suite... 


 
Le crapaud calamite
 
 Tout le monde connaît le crapaud commun, ce bon vieux batracien trapu et pustuleux qui fréquente discrètement nos jardins. Mais qui connaît son cousin, le crapaud calamite ? Là, il n' y a plus grand monde... Normal, car vous avez peu de chance de le rencontrer sur votre pelouse ou dans le bois voisin ! C'est que l'animal est exigent et ne fréquente pas les mêmes lieux. Lire la suite... 
 

 
L’alyte accoucheur

Par sa peau granuleuse, l’alyte s’apparente aux crapauds. La couleur est variable mais généralement grisâtre ponctuée de gris vert. L’iris de l’œil, magnifique, est doré et parcouru par une pupille noire verticale. Enfin, même s’il est trapu, le nabot dépasse rarement les 4 cm ! Lire la suite... 
 

 
 La grenouille agile
 
Cette petite grenouille (5 à 7 cm) est plus svelte que la rousse. La couleur de la peau varie du gris au brun en passant par le roux et le beige, plus ou moins clair. La robe est moins tachetée que chez la rousse. Lire la suite.. 
 

 
Les tritons

Il y a cinq espèces de tritons dans notre région. Pour les observer, le mieux est de sortir à la nuit tombée une bonne lampe torche à la main. Vous éclairerez les mares (dans les champs, les bois, les carrières, les jardins...), les anciens lavoirs, les fontaines, les fossés élargis et en eau, les lagunes Lire la suite... 
 
 
SITE GENERAL
Pour tout savoir sur l'eau en Bretagne
www.eau-et-rivieres.asso.fr
 

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